La place de la femme dans le développement familial

Une femme digne de ce nom doit aimer et rester avec son mari jusqu’à la mort. Elle ne doit pas tendre les mains toujours à son mari; elle doit s’organiser et travailler pour contribuer au développement de sa famille. 

« S’occuper des biens de la famille, aimer son conjoint, se respecter et vivre la dignité de la femme partout où elle est, qu’il soit dans la société ou au travail, tels sont les comportements qui doivent caractériser une femme digne de ce nom, une femme qui ne veut pas détruire son foyer mais qui veut plutôt le progrès de ce dernier. » tels sont les propos des femmes regroupées au sein de l’association FEMMES PILIER DE LA FAMILLE (abakenyezi inkingi y’umuryango) interpelé par Anabelle Nahishakiye dans l’enseignement qu’elle leur a donnés ce jeudi en date du 11 novembre 2021. Cette association regroupe des femmes de la Paroisse de Kamenge.

L’association « ABAKENYEZI INKINGI Y’UMURYANGO » est faite des femmes qui se sont mises ensemble pour s’auto développer. Ces groupes qui sont au plus de 25, chacun est composé par plus de 20 membres.

Ces enseignements avaient pour thème : « Ce qui est la femme dans le pays et dans l’Eglise ainsi que les méfaits du divorce. »

Madame Marie Chantal Twagirayezu, l’une des promotrices de la fondation de ces associations des femmes, dans son mot d’accueil, a tout d’abord remercié vivement celles qui ont répondu présent à ces enseignements et a profité cette occasion pour souhaiter la bienvenue à Madame Anabelle pour les partager les enseignements qu’elle a préparés.

Madame Anabelle a d’abord dit aux femmes qu’elles doivent toujours louer Dieu pour ce don d’être femme car on ne peut pas être appelé femme sans sexe féminin. Même le mari est appelé mari car il a le sexe masculin. Chacune doit être satisfaite de ce qu’elle est et ne pas se désespérer en disant qu’elle serait ceci ou cela car personne ne peut nier ce que lui a fait Dieu.

La femme doit se rappeler qu’elle est le pilier de la famille et remercier Dieu qui l’a créée car elle ne s’est pas créée. C’est elle qui ordonne des biens du foyer comme faire le lit, laver les vêtements de son conjoint, préparer le repas d’où elle est appelée « umunarugo » ; « umuzezwanzu ». On la surnomme mille bras parce qu’elle accomplisse beaucoup de travaux.

Elle les a exhortées qu’aucune femme ne peut aller se marier avec un homme qui a une autre femme. Une femme digne de ce nom doit aimer et rester avec un et l’unique mari lequel elle a juré qu’ils seront séparés par la mort car le foyer c’est deux. C’est pour cette raison que l’Eglise catholique condamne fermement le divorce des époux.

Les femmes qui avaient répondu à ces enseignements les ont beaucoup appréciés et ont remercié celui qui les a préparés car elles ont eu l’occasion d’être rappelées l’importance de la femme dans le développement familial.

Les membres de cette association apprécient encore que depuis leur entrée dans ces associations, elles ont beaucoup changé dans les familles respectives. Maintenant, leurs enfants suivent bien les études, ils sont bien nourris, bien habillés. Elles achètent aussi le matériel ménager, elles peuvent aussi s’acheter un pagne sans tendre la main à leurs maris.

Ces femmes interpellent d’autres femmes de participer massivement dans des diverses associations, et ne pas espérer que tout doit être fait par leurs maris, d’éviter de se marginaliser car la marginalisation engendre la chute développementale.

Nous vous rappelons que l’association des FEMMES PILIER DE LA FAMILLE (abakenyezi inkingi y’umuryango) regroupe toutes les femmes sans distinction religieuse et a vu le jour en 2018-2019, et a été fondée par les femmes appartenant dans la commission famille dans la paroisse Kamenge dont l’objectif était d’aider les femmes d’entreprendre leurs projets en vue d’aider dans le développement de leur famille.

Evelyne Kwizera, Paroisse Kamenge  

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